EcoFolio présente son nouveau barème éco-différencié pour 2013

Le 1er janvier 2013 l’éco-organisme EcoFolio mettra en place son nouveau barème éco-différencié, ce dernier remplacera le premier agrément qui a couvert la période 2007-2012.

Quels sont les changements attendus de ce nouvel agrément ?

Rappel : un barème destiné aux émetteurs de papier en application de La Responsabilité Elargie du Producteur (REP)

Depuis janvier 2007, les émetteurs de papiers ont  obligation de déclarer leur production d’imprimés et de contribuer financièrement au recyclage de leurs supports.

La REP a pour objectif la réduction des déchets, c’est un outil économique à portée environnementale. Ainsi, « l’internalisation des coûts liés à la gestion des déchets incite les émetteurs à éco-concevoir leurs produits et à optimiser le traitement des déchets qui en sont issus ».[1]

Pour rappel

Un nouveau dispositif éco-différencié : l’éco-conception récompensée

Un nouvel agrément a  été négocié pour les années 2013-2018 avec un objectif de recyclage des papiers de 55 à 60% à l’horizon 2018 contre seulement 43% aujourd’hui.

Le nouvel agrément évolue sur plusieurs points. Tout d’abord, l’éco-contribution devrait passer de 39 euros la tonne à 47 ou 49 euros la tonne. Ensuite, le barème ne prendra plus uniquement en compte les tonnages émis, mais également l’impact environnemental des papiers. Cet impact sera évalué grâce à deux facteurs :

  • La composition du papier, c’est-à-dire l’utilisation de fibres responsables (Ex: papiers labellisés FSC ou PEFC certifiant que les fibres vierges proviennent de forêts gérées durablement, papier labellisés APUR, Eugropa certifiant de l’utilisation d’au moins 50% de papiers recyclés, ou encore papiers labellisés sur le cycle de vie, …).
  • La facilité à recyclé le papier mis sur le marché: il s’agit ici de pénaliser l’utilisatino de substances pouvant perturber les opérations de recyclage, comme les encres, les colles, les éléments non fibreux et la teinte de la fibre.

Ce barème éco-différencié fonctionnera ainsi sous la forme d’un système du type bonus/malus.


[1]http://www.ecofolio.fr/emetteur/votre-responsabilite-environnementale/quest-ce-que-leco-contribution

18

05 2012

Prochain Petit-déjeuner du 25 mai 2012: « Publication Durable: Réconcilier beau et écolo? »

Le Vendredi 25 mai prochain de 9h à 12h, l’association 100% Recyclé, 100% Engagé organise son 9ème petit-déjeuner thématique.

« Publication Durable : Réconcilier beau et écolo ? » Les publications sont les vitrines de l’entreprise, elles se doivent d’être attractives et de qualité. Est-il possible aujourd’hui de respecter les exigences de l’image et l’engagement au service du développement durable tout au long du cycle de vie de l’imprimé ?

Pour répondre à cette question, nous avons convié un donneur d’ordre, un imprimeur et un papetier :

  • Virginie Coll, Responsable Développement Durable, Direction Achats Groupe, Crédit Agricole SA:

Le rôle du donneur d’ordre ; l’engagement Grenelle Papier du Crédit Agricole.

  • Benoit Moreau, Responsable Environnement Sécurité, Union Nationale de l’imprimerie et de la communication (UNIC) :

La contribution et les bonnes pratiques du secteur de l’imprimerie.

  • Gilles Lhermitte, Directeur Développement Durable, Arjowiggins :

Les papetiers, acteurs engagés dans le Développement Durable : l’exemple d’Arjowiggins.

Pour assister à notre petit-déjeuner, il vous suffit d’envoyer votre nom et prénom, votre entreprise, votre secteur d’activité et votre fonction par email à contact@recycle-engage.com jusqu’au 18 mai 2012.

Pour tout renseignement, contacter Laura BENZAQUIN au 01.53.67.36.52

14

05 2012

Des élections écolos ?

Ce dimanche 22 avril aura lieu le premier tour des élections présidentielles. Nous nous déplacerons dans les bureaux de vote afin de choisir les candidats que nous souhaitons voir au second tour. Nous pourrons à cette occasion méditer sur l’impact environnemental de cet acte citoyen.

Impressions : des campagnes gourmandes en papier

Les impressions comprennent les affiches collées dans toute la France et aux abords des bureaux de votes, les tracts, les livrets de propositions qui doivent être déposés dans toutes les boites aux lettres et les bulletins de vote. Un seul impératif aujourd’hui pour les candidats : que la déclaration de candidature envoyée à tous les inscrits des listes électorales soit imprimée sur du papier issu de forêts gérées durablement.

Et de fait, la planche à imprimer fonctionne[1]. 6 tonnes de papier pour la seule impression d’affiches des 10 candidats. Si on empilait l’ensemble des bulletins de votes édités, on atteindrait les 100 kilomètres, soit 300 Tours Eiffel.  Ceci ne constitue pas une exception française, les dernières élections tunisiennes accusent un bilan de 100 tonnes de papier[2]. S’il fallait compenser les seuls bulletins de vote et enveloppes des élections présidentielles françaises, la plantation de 50.000 arbres serait nécessaire.

Comment améliorer l’impact écologique des élections présidentielles : quelques idées

Les affiches, livrets de propositions ainsi que les bulletins de vote non utilisés peuvent servir de papier de brouillon par exemple, ou encore peuvent être recyclés comme le font nos voisins suisses[3].

Une autre idée serait de n’utiliser qu’un bulletin de vote sur lequel seraient compris tous les candidats, l’électeur n’aurait plus qu’à cocher son favori.

Enfin, les citoyens pourraient se voir offrir la possibilité de  recevoir les livrets et bulletins en version électronique.

Bulletins de vote

Affiches de "propagande"


[1] http://www.bl-evolution.com/?q=actualites

[2]  http://www.tuniscope.com/index.php/article/9587/actualites/tunisie/elctions-191414

[3]  http://www.papyrus.com/frCH/showArticle.htm?articleId=19300012

20

04 2012

Que faire de ses livres en fin de vie ?

Le recyclage devient presque une institution dans nos vies quotidiennes. Nos poubelles se sont multipliées à nos portes ; la verte pour les ordures ménagères, la jaune pour les plastiques, les emballages, les journaux et papiers, la blanche pour les verres, et parfois même, une poubelle dédiée aux papiers et journaux uniquement.

Mais en ce qui concerne nos livres, que devons-nous faire pour nous en débarrasser ? Les mettre dans la poubelle verte ? Dans la jaune?

Que deviennent nos vieux livres quand nous les mettons à la poubelle ? Comment pouvons-nous les recycler ?

1. Mettre ses livres à la poubelle…

Lorsque nos livres sont jetés dans nos poubelles vertes, ils sont généralement destinés à être incinérés et donc détruits. Pas très plaisante comme perspective, non ?

Autre possibilité : le bac jaune, nos livres sont de plus en plus tolérés dans nos poubelles de recyclage (pensez néanmoins à vérifier les consignes données par votre collectivité en charge de la collecte des déchets). Ainsi, si vous habitez à Paris, et que vous consultez le mémo du tri mis à la disposition des habitants sur le site de la ville[1], on vous indiquera que les livres à couverture souple sont éligibles au tri sélectif. Pour les livres à couverture rigide, il faudra enlever la couverture, la déposer dans le bac vert, et seules les pages pourront être déposées dans le bac jaune. Dans ce cas, le papier collecté est recyclé. Il servira à fabriquer de la pâte à papier.

Cependant, mettre à la poubelle nos vieux livres, même pour qu’ils soient recyclés, n’a rien d’enthousiasmant, on ne jette pas la culture sans amertume!

Alors voici quelques façons de donner une seconde vie à vos ouvrages.

2. … ou prolonger leur durée de vie.

Si vous souhaitez contribuer à la réduction des déchets et sauver vos ouvrages d’une fin brutale, voici quelques idées :

Donner ses livres à des associations ou des organismes:

  • Secours catholique

Recueille essentiellement des romans, livres d’histoires et biographies.
Voir leur site 

  • Les orphelins apprentis d’Auteuil

Recueille des ouvrages dans un très grand nombre de domaines.
Voir leur site 

  • Secours populaire

Fournit la liste des permanences régionales ou départementales susceptibles de recueillir des livres.
Voir leur site 

  • OXFAM

Les bouquineries sont des points de dépôt et de vente. Elles offrent un accès à la culture à prix abordable et ouvre des espaces d’information sur la solidarité internationale et de mobilisation de proximité, au plus près des citoyens. Histoire, philosophie, arts, loisirs, jeunesse, romans, bandes-dessinées… Dans les rayons des Bouquineries, il y en a pour tous les goûts et tous les âges.
Voir leur site 

  • ADIFLOR 

Recueille des ouvrages en langue française en très bon état dans tous les domaines, en priorité livres pour enfants, dictionnaires, grammaires, ouvrages documentaires.
Voir leur site 

  • L’association Bibliothèque Sans Frontières

Récolte aussi les dons de livres pour favoriser l’accès au savoir et à la culture dans le monde en développement.
Voir leur site 

  • Emmaüs

Vous pouvez déposer vos livres directement dans les boutiques Emmaüs
Voir leur site 

  • EcoLivres

Entreprise d’économie sociale à but non lucratif qui œuvre dans la vente et le recyclage de livres, revues et disques usagés.
Voir leur site 

  • Les Ressourceries®

Ressourcerie du 18ème
Ressourcerie du 11ème 

Des sites de don existent également sur internet :

  • RecycLivre

Collecte gratuitement les livres des particuliers à leur domicile et propose également ce service aux entreprises.
Voir leur site 

  • Circul livre

Echange gratuit entre lecteurs: consiste à mettre gracieusement des livres à la disposition des habitants en leur demandant seulement de les remettre à leur tour en circulation après lecture. Ils peuvent pour cela soit les abandonner dans un lieu public, soit les rapporter à un point de rencontre.
Voir leur site

Des bourses aux livres sont régulièrement organisées dans les écoles.

Pour les plus créatifs, voici d’autres idées autour de la valorisation artistique :

  • La bibliothèque suspendue au mur : Pourquoi ne pas recycler ces livres en en faisant justement une bibliothèque ? Il suffit de les coller les uns aux autres, en faire un plateau sur lequel on pourra déposer des objets et les fixer au mur sans autre forme de procès.
  • Un présentoir à carte : Il suffit de plier chaque feuille en deux toujours dans le même sens. C’est une idée pour y mettre ses cartes, ses factures ou encore les dessins des enfants.
  • Cultiver son jardin dans ses livres : Il suffit de prendre des graines de radis, un peu d’eau, et un livre qui servira de terreau. Cette approche est très originale en matière de recyclage de livres puisqu’ici le papier devient engrais pour faire pousser des plantes. (source: http://www.agirpourlaplanete.com/coup-de-coeur-ecolo/1383-le-manga-farming.html)

Illustration: Manga Farming

  • Créer une lampe, faire une horloge, en faire les pieds d’une table, ou encore un rangement à Ipod !

Pour plus d’info

Illustration: Bureau de référence de la TU Delft architecture bibliotheek aux Pays-Bas

Nous souhaitons donc une longue et une heureuse seconde vie à tous vos ouvrages.


[1]http://www.paris.fr/pratique/ordures-menageres-tri/comment-trier/p8584

 

13

04 2012

Semaine du développement durable: Petit-déjeuner autour du papier recyclé chez Lagardère

La semaine du développement durable a ensuite continué dans les locaux de Lagardère ce lundi 2 avril 2012. Engagés dans la promotion de pratiques papier responsables, Isabelle Juppe et Jean-Sébastien Guillou ont organisé un  café papier afin de fédérer et sensibiliser les équipes autour de cette thématique. Autour  de ses kakemonos  et ses deux bornes cartons illustrant les étapes de fabrication du papier recyclé, l’association a pu accompagner les participants tout au long de l’exposition et répondre aux questions des collaborateurs rapidement passionnés par le sujet.

Les collaborateurs se sont montrés très accueillants, réceptifs, et curieux quant aux sujets du papier recyclé, du recyclage et des déchets.

En bref, une matinée chez Lagardère sur le thème du papier réussie.

Cliquez ici pour voir les photos

05

04 2012

Semaine du développement durable: les rencontres nationales des étudiants pour le développement durable

Pour l’association 100% Recyclé, 100% Engagé, la semaine du développement durable a commencé dès ce samedi 31 Mars à Chatenay-Malabry à l’occasion des rencontres nationales des étudiants pour le développement durable.

Ces rencontres nationales, lieu d’échange, de partage, d’apprentissage et d’innovation, avaient pour but de rassembler et fédérer des associations et des étudiants autour du thème du développement durable.

A cette occasion, l’association  a présenté son exposition itinérante accompagnée de ses deux coordinatrices, chaudement accueillie par des étudiants particulièrement réceptifs.

Cliquer ici pour voir les photos

05

04 2012

Peut-on minimiser son impact environnemental au bureau grâce au papier ?

La dématérialisation a le vent en poupe, les yeux rivés à notre consommation de papier, il s’agit d’imprimer le moins possible en optimisant les possibilités offertes par les TIC (technologies de l’information et de la communication). Et pourtant, savez-vous que vous émettez du CO2 rien qu’en envoyant un mail, en faisant une recherche Web ou dès que vous utilisez une clé USB ?

C’est ce que révèle une récente étude de l’ADEME[1].

A travers des analyses de cycle de vie de courriers électronique, de requêtes web et de clés USB, l’ADEME a cherché à mesurer l’impact environnemental de ces activités durant les phases de fabrication, d’usage et de fin de vie des équipements. Les résultats de cette étude constituent une aide décisionnelle afin d’opter pour les meilleures pratiques.

Mail, recherche web et clé USB : un impact environnemental non négligeable

Les TIC constituent 2% des émissions européennes de gaz à effet de serre, et ce chiffre risque de doubler d’ici 2020 (selon un rapport de Bio intelligence services[2]). Rien d’étonnant si l’on se réfère aux chiffres ci-après:

Pour chaque Email, il faut compter environ 20 grammes équivalent CO2. Cette quantification représente le poids de la fabrication des ordinateurs, la consommation d’énergie pour : l’envoi du message et sa lecture, le stockage des données dans les data centers.

L’impact augmente en fonction de la taille et du poids du mail et du nombre de destinataires. Ceci, sans parler de la pièce-jointe qui alourdit le bilan de l’email si on l’imprime.

Une recherche web émet quant à elle en moyenne 10 grammes équivalent CO2 (temps passé devant l’ordinateur, stockage de données indexées par le moteur de recherche).

Pour la Clé USB, ce qui pèse le plus lourd dans son bilan environnemental c’est sa fabrication. Par ailleurs, le matériau de la clé, qu’il soit de l’aluminium, du PVC ou du bambou, joue très peu sur son impact environnemental.

Enfin,  le temps d’utilisation et de lecture des documents impactent aussi les émissions CO2.

Notons que le développement des TIC n’a pour autant pas eu d’impact sur notre consommation de papier, restée stable.

Arbitrer entre TIC et impression papier : quelques conseils

Il y a quelques règles à connaître pour limiter ses émissions de CO:

  • N’imprimer une pièce-jointe ou un document uniquement si le temps de lecture par page est supérieur à 3 minutes.
  • Imprimer en recto verso, 2 pages par feuille, et en noir et blanc.
  • Ne pas faire double emploi en imprimant le document et en laissant l’ordinateur allumé pendant la lecture.

 


[1] « Analyses de Cycles de Vies des Technologies – Courriers électroniques, requête Web, clé USB : quels impacts environnementaux ? » du 7/7/2011 http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=78008&ref=24691&p1=B

19

03 2012

L’éco-contribution papier ou taxe Eco-folio

Pour la deuxième année, les émetteurs d’imprimés papier ont l’obligation de déclarer leur production annuelle. Si leurs tonnages sont supérieurs à 5 tonnes, les organisations privées ou publiques adhérentes[i] ont obligation de verser une contribution financière de 39€ par tonne supplémentaire. Ces organisations devaient déclarer leur surplus de tonnage entre le 1er janvier et la 29 février 2012. Cette taxe appelée taxe Eco-folio, du nom de l’éco-organisme en charge de sa collecte, est une application du principe de la « Responsabilité du Producteur » lequel est le pendant du principe pollueur-payeur pour le producteur de déchet.

L’éco-organisme Eco-folio est une société privée agréée par l’État. Elle a pour mission d’être un appui au service public pour le traitement des déchets papier et de préserver l’environnement en faisant augmenter le recyclage.

A quoi sert cette taxe ?

Elle est reversée aux collectivités locales afin de soutenir les opérations de collecte, de tri et de valorisation des déchets papier.

Tous les imprimés sont-ils concernés ?

Cette taxe Eco-folio touche la plupart des supports papier (courriers, enveloppes vierges ou personnalisées, publipostages, catalogues, plaquettes commerciales…).

Cette taxe ne s’applique pas aux livres, aux cartes routières, à  la presse des collectivités locales, aux publications de presse d’information d’intérêt général d’une périodicité au minimum trimestrielle (magazine, presse payante ou gratuite), à l’encartage publicitaire dans la presse ou aux imprimés relevant d’une obligation légale : bulletin de vote, déclaration fiscale, carte grise, etc.

Pour en savoir plus sur cette taxe et vous aider à faire votre déclaration 2012 :

http://www.ecofolio.fr/emetteur/votre-responsabilite-environnementale/etes-vous-concernes

Quelques idées pour limiter sa contribution en euros en limitant ses éditions en tonnage :

-       Tenir à jour la liste de ses correspondants, payer pour du courrier adressé et retourné en NPAI, c’est dommage !

-       Opter pour un papier avec un grammage plus léger !

-       Réduire la taille de ses plaquettes sans perdre en contenu, en jouant sur les marges !

-       S’engager dans une communication éco-responsable !

 


[i] En l’absence d’adhésion à l’éco-organisme, c’est la TGAP qui s’applique (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) qui elle est perçue par les services de la douane.

05

03 2012

Grenelle de l’Environnement : l’étiquetage environnemental, promesses non tenues ? Dans le secteur du papier recyclé, on joue le jeu de l’expérimentation !!

1. Introduction : Le Grenelle et l’engagement sur le volet affichage environnemental

Suite au Grenelle de l’Environnement, une démarche visant à sensibiliser les consommateurs aux impacts environnementaux des produits de grande consommation a été initiée : l’affichage environnemental.

L’affichage environnemental est tout d’abord une mesure phare du grenelle en matière de consommation. Il concerne les impacts environnementaux générés par un produit tout au long de leur cycle de vie et permet au consommateur de :

  • Intégrer ces informations comme critères de sa décision d’achat.
  • Comparer des produits de même catégorie, voire de différentes catégories de produits.

En d’autres termes, cet outil est un dispositif d’affichage « multicritères » unique en Europe et un guide d’achat vers les produits les plus respectueux de l’environnement.

La méthodologie d’évaluation des impacts s’appliquant à tous les produits s’appuie sur les normes ISO 14040 et ISO 14044 (ACV). Aussi, un référentiel de bonnes pratiques commun à tous les secteurs, AFNOR BP X30-323, définit les principes généraux pour l’affichage environnemental et précise la méthodologie générale pour les calculs. Les critères pour chaque produit sont définis dans chaque référentiel sectoriel élaboré au niveau de la plate-forme AFNOR-ADEME.

2. La remise en cause des avancées du Grenelle : l’étiquetage en échec ?

Les objectifs du Grenelle n’ont pas tous été atteints, d’ailleurs, « pour 74% des Français, le grenelle est un échec »[1] .

« Développer l’étiquetage environnemental et social des produits » est l’engagement n°201 du Grenelle. Et pourtant, la mise en place du projet ne cesse d’être repoussée. En juillet 2011 s’engage simplement une phase d’expérimentation du projet.

Le cas du papier : l’expérimentation est lancée :

Dans l’industrie papetière, le projet d’affichage environnemental suscite un grand intérêt et la curiosité des clients ainsi qu’une importante mobilisation interne au sein des entreprises.

Aussi, le secteur s’est fixé plusieurs objectifs :

  •  Anticiper la réglementation en matière d’affichage.
  •  Tester la clarté, la compréhension, et l’impact du message de l’étiquette.
  •  Étudier les conditions possibles d’une généralisation.
  • Rendre accessible une information technique.

 

3. Description du dispositif : étiquetage appliqué au papier recyclé.

  • Pour appliquer l’affichage au papier il faut d’abord définir un référentiel « produits de la papeterie » avec une catégorie produits (ex : papier vierge de toute impression), une unité fonctionnelle (ex : Imprimer recto-verso une ramette de 500 feuilles de format A4) et un flux de référence définissant le nombre de produit pour remplir la fonction.

Il est aussi important de définir les enjeux, constats et responsabilités liés à l’industrie papetière :

ENJEUX

CONSTATS

RESPONSABILITES

Réchauffement climatique

  • Emission de CO2 par la consommation d’énergie nécessaire à son process.
  • Amélioration de l’efficacité énergétique.
  • Développement de la production d’énergie à partir de la biomasse.
  • Amélioration de l’efficacité énergétique.
  • Développement de la production d’énergie à partir de la biomasse.

Raréfaction des ressources

  • Fibres comme matière première.
  • Production nécessitant d’importants volumes d’eau.
  • Matière première « renouvelable » dans les forêts gérées durablement.
  • Un matériau recyclable.
  • Réduction de la consommation et des rejets dans l’eau constituant une priorité pour les usines.
  • Matière première « renouvelable » dans les forêts gérées durablement.
  • Un matériau recyclable.
  • Réduction de la consommation et des rejets dans l’eau constituant une priorité pour les usines.

Epuisement des ressources non renouvelables

  • Utilisation d’énergie non renouvelable pour la fabrication et le transport.
  • Part importante des coûts.
  • Contribution des matières premières.
  • Réduction de la dépendance aux carburants fossiles par des investissements majeurs dans les usines.
Réduction de la dépendance aux carburants fossiles par des investissements majeurs dans les usines.

La performance environnementale pour un produit comme une ramette de papier est quantifiée par une lettre allant de A à G se basant sur trois indicateurs :

  • Effet de serre
  • Consommation net d’eau
  • Épuisement des ressources naturelles non renouvelables

La méthode utilisée basée sur l’ACV (Analyse de cycle de vie) permet de déterminer les impacts à chaque étape du cycle de vie du papier.

Plus la lettre est proche de A, meilleure est la performance environnementale du produit.

L’affichage environnemental est un outil innovant qui suscite l’intérêt et la curiosité des consommateurs ainsi que la mobilisation et la sensibilisation des entreprises concernées.

En conclusion, nous souhaitons longue vie à ce dispositif promettant un mode de consommation plus responsable.

 


[1] Sondage réalisé par Opinion Way pour Terra eco : http://www.terraeco.net/Pour-74-des-Francais-le-Grenelle,13162.html

02

03 2012

Petit-déjeuner 100% Recyclé 100% Engagé du 10 Février 2012 : PREVENIR, REDUIRE, RECYCLER ET OPTIMISER LE PAPIER ; QUELS ENJEUX REGLEMENTAIRES ?

Le 10 février dernier a eu lieu le 8ème Petit-Déjeuner consacré aux enjeux réglementaires du papier au siège de l’association 100% Recyclé 100% Engagé, 11 rue Quentin Bauchart à Paris.

Ce petit-déjeuner avait pour but de rassembler acteurs et décideurs autour de quelques viennoiseries et d’un bon café pour définir comment prévenir, réduire, recycler et optimiser le papier en conformité avec la réglementation et les dispositifs d’engagement volontaire ..

Suite à la parution de l’enquête PAP50 faisant un l’état des lieux de la politique d’achat, la consommation et le recyclage du papier de grandes institutions publiques et administrations françaises, et à la Convention du 6 février dernier sur l’engagement volontaire des acteurs professionnels et des partenaires institutionnels de la collecte et du recyclage des papiers de bureau, la thématique était d’une actualité brûlante.

A cette occasion, nous avons eu le plaisir d’accueillir trois intervenants de choix :

-          Hélène COLOMBINI, Chargée de mission déchets, PREDD ET PREDIF, Région IDF. « Objectifs du Plan Régional de prévention des déchets ; quelles actions et soutiens possibles pour les acteurs économiques ? »

-          Mickaël MARTIN, Responsable des adhérents, EcoFolio.

« La réglementation en action, focus sur la contribution EcoFolio. »

-          Laurence HULIN, Directrice développement responsable, Mediapost.

« L’engagement des acteurs : comment optimiser la consommation de papier ? La question de la distribution d’imprimés. »

L’événement a fait salle comble. Ce fut un grand succès, un petit-déjeuner apprécié autant  des intervenants que des participants qui se sont montrés très réactifs.

Voir les photos de l’évènement

Deux de nos intervenants nous ont communiqués leur impressions suite à l’évènement:

Hélène COLOMBINI:

« D’une part, merci pour m’avoir permis d’intervenir lors de cette matinée. Cela nous permet de diffuser :

-les actions et objectifs de la Région en termes de prévention et de gestion des déchets,

-des informations concernant l’action Régionale en tant qu’animateur, accompagnateur technique et financeur des différents acteurs du territoire.

Et d’autre part, cela nous permet, à nous service prévention et gestion des déchets, de rencontrer de nouveaux acteurs et d’étendre ainsi notre réseau de contacts ; ce qui nous permet de mettre en lien tous les acteurs régionaux et de jouer ainsi notre rôle d’animateur.

C’était très bien organisé, et les interactions avec les participants ont été intéressantes, ainsi que les présentations des 2 autres intervenants. »

Laurence HULIN:

« Il est assez rare de trouver dans la même intervention : un conseil général, un éco-organisme et une société de marketing relationnel.

Cet événement m’a permis d’approfondir mes connaissances des problématiques et des actions réalisées sur les territoires en matière de prévention des déchets.

Ces échanges m’ont également confortée dans la stratégie mise en place par MEDIAPOST en matière de développement responsable via l’accompagnement de nos clients sur l’éco-conception des supports, nos offres de ciblage et nos actions sociales et sociétales de montée en compétences de nos salariés.

Très belle matinée organisée par 100% recyclé, 100% engagé. »

La date et l’ordre du jour du  prochain  petit-déjeuner vous seront communiqués très prochainement.

 

24

02 2012